lundi 27 mars 2017

Contre le mal des transports, des remèdes de bonne fame ?

Mal au cœur, vomissements, maux de tête : pour certains, voyager est un enfer. Que ce soit en voiture, en bateau, en train ou en avion. La faute à un mal connu sous le nom de « mal des transports ». Heureusement, il existe des solutions pour y remédier.

En fait, c'est notre oreille interne qui est à blâmer, ou, plus exactement, les organes qui, au cœur de l'oreille interne, régulent notre équilibre. Lorsque les symptômes du mal des transports apparaissent, c'est que les stimuli sensoriels que notre cerveau s'attend à recevoir ne correspondent pas à ceux qu'il perçoit effectivement. Un message de confusion est transmis, ce qui provoque nausées ou maux de tête par exemple.

Parmi les astuces de grands-mères pour lutter contre le mal des transports, on peut citer le fait :

  • de choisir le siège avant d'une voiture (le moins agité) ou la partie centrale d'un bateau ;
  • d'éviter les repas trop lourds ou riches en protéines ou encore les produits laitiers et de préférer les bananes pour ne pas partir non plus le ventre vide ;
  • de regarder au loin ;
  • de se détendre en écoutant de la musique ;
  • d'ingurgiter ou humer du gingembre, du citron, de l'eau de mélisse, de l'alcool de menthe ou de l'huile essentielle de menthe poivrée, avant et/ou pendant le voyage ;
  • de mâcher du chewing gum ou de la racine de ginfembre comme certains marins chinois
  • plus étonnant, de se coller un sparadrap sur le nombril (maintenant ou non un cachet d'aspirine) ! :o)
Pour les "vrais" médicaments, voir la suite de l'article à FuturaScience

photo: wikipedia

dimanche 26 mars 2017

Les bulles de dégel libèrent beaucoup ... de méthane ! (video)

En Sibérie, dans les régions arctiques, d'intrigants cratères se multiplient depuis plusieurs années et sont suivis de près par les scientifiques. Leur origine vient de la fonte locale du pergélisol (ou permafrost, en anglais), qui reste généralement gelé durant l'été. Ils naissent probablement de l'effondrement du sol quand la glace sous-jacente, fondue, s'échappe par infiltration, ce qui forme un énorme trou.

Depuis 2014, les géologues se sont appliqués à compter ces "bulles", qui menacent d'exploser et, surtout, de libérer le CO2 et le méthane retenus dans la terre, deux gaz à effet de serre. La palme revient à une région qui fait souvent parler d'elle : la péninsule de Yamal (le bout du monde dans la langue des Nenets), au nord-ouest de la Sibérie, sur le 70e méridien Est. On y trouve des mammouths congelés, des boules de glace mystérieuses, des libérations de la bactérie de l'anthrax... et des trous.

Les scientifiques ont dénombré 7.000 "bulles", c'est-à-dire des zones plus ou moins circulaires où le sol mou trahit une fonte de la glace dans le sol. C'est beaucoup plus que prévu.

Les scientifiques ont aussi analysé les gaz exhalés par ces bulles, avant l'effondrement de leur toit. Par rapport à l'atmosphère des alentours, ils notent une concentration 25 fois supérieure pour le CO2 et 1.000 fois supérieure pour le méthane. L'émission importante de ce dernier, à l'effet de serre considéré comme 25 fois plus important que celui du gaz carbonique, fait partie des interrogations sur les effets du réchauffement climatique.

La richesse du sous-sol sibérien en méthane est aussi une aubaine pour l’industrie. Depuis 2013, une usine géante est en construction dans la péninsule de Yamal pour le récupérer. Baptisée Yamal LNG, elle produira du gaz naturel liquéfié, ou GNL (LNG en anglais).

source: FuturaScience

vendredi 24 mars 2017

Le cinema de la préhistoire vu par Marc Azema (video)



Des cinémas durant la préhistoire ?  Environ 41 % des œuvres pariétales parant les grottes ornées représenteraient des animaux en mouvement. Pour ce faire, les artistes ont utilisé des techniques graphiques encore exploitées de nos jours.

Ici ça broute et ça galope ! ;o)

jeudi 23 mars 2017

Une viande sans mort d'animal dans nos supermarchés en 2021 !

Depuis quelques mois, les images d'actes de cruauté commis dans les abattoirs se multiplient sur nos écrans. Quelque 10 % des Français envisageraient désormais de devenir végétariens, selon une étude Opinion Way menée en 2016. Sans oublier les dégâts écologiques qu'impliquent les élevages massifs. 

Une start-up américaine propose de balayer d'un revers de main ces questions épineuses en produisant de la viande à partir de cellules cultivées.
« Pourquoi nourrir puis abattre des animaux alors que nous pouvons produire de la viande de façon bien plus propre ? » C'est la question que posait il y a quelques mois, une start-up américaine basée près de San Francisco sur son site internet. 

Aujourd'hui, les responsables de Memphis Meat annoncent sur leur blog, avoir produit la première viande de poulet et de canard au monde à partir de cellules cultivées. Photo d'un morceau de poulet frit à l'appui !

La méthode de production de viande développée par Memphis Meat mobiliserait 90 % moins d'espace et d'eau que l'élevage traditionnel. Elle serait également beaucoup moins émettrice de gaz à effet de serre. L'ennui, c'est que pour l'instant, elle est également largement plus coûteuse : près de 20.000 euros le kilo, tout de même !

Pour arriver à leurs fins, les ingénieurs de la start-up américaine ont d'abord dû identifier, parmi des échantillons de cellules animales, celles qui seraient les plus susceptibles de se multiplier. Celles-ci ont ensuite été placées dans des bioréacteurs et nourries d'oxygène et de tous les nutriments nécessaires à leur développement. Ne restait alors plus qu'à faire preuve d'un peu de patience et ils ont pu en extraire une viande propre à la consommation humaine.

C'est en tout cas ce qu'ils avancent. Car avant de pouvoir commercialiser cette viande nouvelle génération, il faudra que le process soit validé par le législateur. Il faudra aussi que Memphis Meat passe du stade de la production de laboratoire à celui de la production de masse. Les responsables de la start-up américaine assurent être en mesure de franchir toutes ces étapes d'ici 2021 !

suite de l'article à FuturaScience