samedi 11 août 2018

Les sangliers « nuisibles » : fantasme ou réalité ?

L’impact écologique des sangliers paraît clair dans certaines régions du monde où ils ont été récemment introduits par l’Homme, menaçant une flore et une faune indigènes particulièrement sensibles.

En France, où les sangliers sont autochtones, la plupart des cas jugés problématiques concernent des milieux historiquement très anthropisés.

Par exemple, des étangs et marais artificiels où les gestionnaires de la « protection de la nature » luttent contre le sanglier qualifié d’espèce indésirable.

Mais dans ces zones protégées sur lesquelles la pression sociale des chasseurs est très forte, il n’est pas toujours aisé de faire la distinction entre intérêt écologique et défaite politique des gestionnaires.

Dans des écosystèmes moins transformés par Homo sapiens et où les sangliers sont autochtones, même s’ils sont artificiellement nombreux, leur impact écologique est discutable.

Les études à ce sujet sont contradictoires. Par exemple, une forte abondance locale en forêt méditerranéenne pourrait faire chuter les effectifs d’oiseaux nichant au sol. Mais dans la majorité des forêts françaises, les sangliers ne semblent poser aucun problème écologique.

Les ongulés ont bon dos. On s’inquiète de l’impact des coups de groins dans les feuilles mortes, tout en exploitant la forêt avec des abatteuses !

Article complet à Défi écologique

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