jeudi 23 mars 2017

Une viande sans mort d'animal dans nos supermarchés en 2021 !

Depuis quelques mois, les images d'actes de cruauté commis dans les abattoirs se multiplient sur nos écrans. Quelque 10 % des Français envisageraient désormais de devenir végétariens, selon une étude Opinion Way menée en 2016. Sans oublier les dégâts écologiques qu'impliquent les élevages massifs. 

Une start-up américaine propose de balayer d'un revers de main ces questions épineuses en produisant de la viande à partir de cellules cultivées.
« Pourquoi nourrir puis abattre des animaux alors que nous pouvons produire de la viande de façon bien plus propre ? » C'est la question que posait il y a quelques mois, une start-up américaine basée près de San Francisco sur son site internet. 

Aujourd'hui, les responsables de Memphis Meat annoncent sur leur blog, avoir produit la première viande de poulet et de canard au monde à partir de cellules cultivées. Photo d'un morceau de poulet frit à l'appui !

La méthode de production de viande développée par Memphis Meat mobiliserait 90 % moins d'espace et d'eau que l'élevage traditionnel. Elle serait également beaucoup moins émettrice de gaz à effet de serre. L'ennui, c'est que pour l'instant, elle est également largement plus coûteuse : près de 20.000 euros le kilo, tout de même !

Pour arriver à leurs fins, les ingénieurs de la start-up américaine ont d'abord dû identifier, parmi des échantillons de cellules animales, celles qui seraient les plus susceptibles de se multiplier. Celles-ci ont ensuite été placées dans des bioréacteurs et nourries d'oxygène et de tous les nutriments nécessaires à leur développement. Ne restait alors plus qu'à faire preuve d'un peu de patience et ils ont pu en extraire une viande propre à la consommation humaine.

C'est en tout cas ce qu'ils avancent. Car avant de pouvoir commercialiser cette viande nouvelle génération, il faudra que le process soit validé par le législateur. Il faudra aussi que Memphis Meat passe du stade de la production de laboratoire à celui de la production de masse. Les responsables de la start-up américaine assurent être en mesure de franchir toutes ces étapes d'ici 2021 !

suite de l'article à FuturaScience

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