samedi 11 mars 2017

Interface neuronale : un humain corrige les erreurs d'un robot par la pensée (video)

Dans de nombreux domaines, la robotisation ne va pas remplacer les humains mais plutôt venir augmenter leurs capacités en les déchargeant de tâches pénibles ou fastidieuses. De fait, l'Homme et la machine ne seront pas des rivaux mais des collaborateurs . Et l'un des enjeux actuels est de faire en sorte de créer un dialogue le plus fluide possible. Dans cet échange, l'intelligence artificielle (IA) joue un rôle central en permettant au robot de progresser par l'apprentissage automatique grâce auquel il accumule une forme d'expérience.

Mais cette expérience doit pouvoir aussi se parfaire en temps réel, sur le terrain. Il faut donc que la personne puisse corriger les erreurs d'un robot aussitôt qu'il les constate. Le plus évident serait l'échange verbal, mais la reconnaissance vocale et l'IA n'ont pas encore atteint un niveau de spontanéité équivalent à celui de deux humains dialoguant entre eux.

L'une des pistes explorées par les roboticiens est le contrôle d'un robot par la pensée via une interface neuronale directe. Mais là encore, ce type de dispositif nécessite une gymnastique mentale spécifique qui n'est pas adaptée à un contexte professionnel.

C'est là que l'innovation de chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) et de l'université de Boston pourrait changer les choses de façon radicale. Ils ont développé un système qui détecte l'activité cérébrale spécifique lorsqu'une personne constate une erreur.

En résumé, le fait de penser à une erreur suffit pour indiquer au robot qu'il doit corriger son action. Le dispositif repose sur la lecture de l'activité cérébrale via un casque EEG couplé à un algorithme d'apprentissage automatique qui classe les ondes cérébrales en temps réel dans un délai de 10 à 30 millisecondes. Il va repérer les signaux cérébraux appelés ErrPs (error-related potentials ou potentiels liés aux erreurs) qui se produisent dès que notre cerveau identifie une erreur.

Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont travaillé avec le robot Baxter. Comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous, l'interaction est assez simple. Baxter doit ranger des bombes de peinture et des bobines de câbles dans deux caisses séparées. Dès que la personne qui l'observe voit qu'il se trompe, son activité cérébrale envoie un signal qui amène le robot à corriger son geste quasi instantanément.



source: FuturaScience

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