mercredi 8 mars 2017

Femmes et climat, quel rapport ?

A l’occasion de la journée des femmes, le 8 mars 2017, il n’est pas inutile de rappeler que les femmes sont parmi les populations les plus vulnérables au monde et sont donc les premières victimes du dérèglement climatique. Mais elles sont aussi porteuses de solutions concrètes.

70% Des personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour sont des femmes.

17,5 heures par semaine à collecter l’eau

Les impacts du changement climatique (sécheresses, inondations…) menacent la sécurité alimentaire et les activités agricoles, majoritairement à la charge des femmes en Asie et en Afrique. Sans pour autant posséder la terre sur laquelle elles travaillent, elles perdent leurs moyens de subsistance. La raréfaction des ressources naturelles impacte aussi le temps de travail des femmes qui assurent les corvées d’eau et de bois, contribuant à leur précarisation : les aînées ont moins de temps pour exercer des activités rémunérées et les plus jeunes sont mises à contribution au détriment de leur scolarisation… Au Sénégal, par exemple, les femmes passent en moyenne 17,5 heures par semaine à collecter l’eau.

En cas de catastrophe naturelle, des risques supplémentaires

Lors d’événements climatiques extrêmes, les femmes sont aussi beaucoup plus vulnérables, notamment parce qu’elles n’ont pas acquis certaines compétences de survie (nager, monter aux arbres…). On estime que le risque de décès par les désastres naturels est 14 fois plus élevé chez les femmes et les enfants. En outre, en situation de migration, les femmes sont plus souvent victimes de violences, viols, traite…

Porteuses de solutions

Mais les femmes ne sont pas que des victimes, elle sont surtout les agents du changement en matière d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. Dans une grande partie du monde, elles ont un rôle prépondérant dans la gestion des ressources naturelles et sont les premières sensibilisées à la dégradation de l’environnement. Leurs initiatives sont nombreuses, en particulier dans les secteurs de l’eau, de l’énergie, des déchets et du reboisement. De Pondichéry (Inde), où des groupes de femmes auto-gèrent une station de compostage, en passant par Cotonou (Bénin) où les « Gohotos » récupèrent les objets recyclables, jusqu’à Pintada (Brésil) où les habitantes apprennent à adapter leurs systèmes agricoles à la sécheresse, les femmes s’imposent comme des acteurs incontournables de la lutte contre le réchauffement.



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