vendredi 3 février 2017

Seychelles: le coco-fesse en voie de disparition !!!

Il n’y a guère qu’une poignée d’environnementalistes pour l’appeler par son nom officiel de « coco de mer ». Ce fruit, le plus gros de tout le règne végétal, qui pèse entre 20 kg et 45 kg pour une cinquantaine de centimètres de diamètre (dix fois plus qu’une pastèque), est aussi le symbole national des Seychelles, présent sur les frontons d’innombrables hôtels et restaurants, offert aux hôtes de marque, inscrit sur les visas d’entrée et les armoiries du pays.

Mais le coco-fesses est en danger. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui a placé l’espèce dans sa liste rouge, il ne resterait guère plus que 8 282 cocotiers dans le monde et vivant à l’état sauvage, répartis dans moins de six sites et sur les seules îles seychelloises de Curieuse et Praslin.

La vallée de Mai, nichée au cœur de cette dernière et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, avec sa flore conservée dans son état quasi originel, ses geckos impassibles et ses perroquets rieurs, abrite l’une des plus grandes forêts de cocotiers de mer.

L’espèce a perdu 30 % de sa population en trois générations et on estime que le phénomène pourrait se poursuivre dans la centaine d’années à venir. La faute, d’abord, au braconnage. Le drame du coco-fesses est d’être un fruit légendaire, très prisé en Asie, où on lui trouve des vertus (forcément) aphrodisiaques. Sa rareté en fait un produit de luxe, très rémunérateur pour les braconniers. Une coque vidée de coco-fesses se négocie ainsi autour de 300 euros l’unité, et plus de 400 euros le kilo si la pulpe (ou « kernel ») est encore comestible...

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photo: wiktionary


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