vendredi 30 décembre 2016

La puce qui détecte cancers et autres ... dans notre haleine !

Dès l'Antiquité, des médecins ont cherché à évaluer la santé de leurs patients à partir des composés organiques volatils (COV) qu'ils émettent, notamment dans les selles et les urines. Ici, une équipe de chercheurs a décidé d'aller un peu plus loin grâce aux nanotechnologies.

L'air expiré contient du dioxyde de carbone, du diazote et du dioxygène, mais aussi plus d'une centaine de COV, des molécules de faible poids moléculaire. La quantité et le type de COV exhalés dépendent du métabolisme et de la santé de l'individu. C'est pourquoi l'analyse de ces molécules pourrait aider au diagnostic de maladies.

Les chercheurs ont construit un outil de diagnostic intelligent, avec des nanoparticules d'or. Cet outil contenait des capteurs spécialisés capables de détecter dans les molécules de l'haleine celles qui correspondent à des COV liés à des maladies

2.808 échantillons d'air expiré ont été récupérés chez 1.404 personnes diagnostiquées avec 17 maladies différentes ou en bonne santé. 

Les 17 maladies en question étaient les suivantes : cancers du poumon, du côlon-rectum, du cou et de la tête, de l'ovaire, de la vessie, de la prostate, du rein, de l'estomac, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, syndrome de l'intestin irritable, maladie de Parkinson (idiopathique ou atypique), sclérose en plaques, hypertension artérielle pulmonaire, pré-éclampsie et maladie rénale chronique.

Les chercheurs ont découvert que ces 17 maladies généraient différentes empreintes, avec une combinaison particulière de 13 COV. Par exemple, le nonanal (nonanaldéhyde) est lié au cancer de l’ovaire, à la maladie inflammatoire de l'intestin, au cancer du sein et aux adénocarcinomes de l'œsophage et de l'estomac. L'isoprène est lié à la maladie hépatique chronique, la maladie rénale ou le diabète.

L'outil détectait les maladies avec une efficacité de 86 %. Ces résultats permettent donc d'imaginer qu'il soit possible de créer des outils de diagnostic miniaturisés, peu coûteux et faciles d'utilisation. D'autres recherches sur un échantillon plus large de patients seront nécessaires pour savoir si de telles applications pourront voir le jour en médecine.

Etonnant, non ?

source: FuturaScience


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