mardi 13 décembre 2016

Crapauduc, crapaudrome... ça marche plus ou moins ...

Aqueduc pour le transport de l’eau, gazoducs pour le gaz… Mais connaissez-vous les crapauducs ? 

Il s’agit de passages protégés, aménagés pour faciliter le déplacement des amphibiens - grenouilles, crapauds, tritons, salamandres… - là où un obstacle est identifié. 

L’objectif est de rétablir un corridor écologique interrompu, le plus souvent à cause d’une infrastructure de transport, et de permettre aux espèces de circuler et d’interagir. Car, qui dit transport, dit véhicules et hécatombes chez les amphibiens lors de leurs migrations saisonnières. 

Ces migrations se déroulent en période de reproduction, lorsque les animaux rejoignent un point d’eau pour s’accoupler ou pondre leurs œufs, avant de retourner dans leur milieu de vie principal, par exemple une zone boisée. 

Les crapauducs sont souvent utiles au déplacement de diverses espèces de la petite faune : mammifères, reptiles… Ces aménagements appartiennent à la famille des écoducs, ou passages à faune.

Il existe un autre dispositif temporaire celui-là, le crapaudrome.

Les crapaudromes sont constitués d'une barrière en plastique tendues le long des routes pour empêcher les amphibiens de traverser et les diriger vers des seaux. Ils nécessitent une main d’œuvre importante : il faut venir chaque matin relevé les amphibiens tombés dans les seaux et les relâcher de l’autre côté de la route.