samedi 31 décembre 2016

Au gui l'an neuf !

Les histoires et légendes autour du gui blanc (Viscum album) ne manquent pas en Europe. 

Chez nos ancêtres les Gaulois, les druides lui attribuent des vertus médicinales - qui intéressent la médecine moderne - mais aussi des pouvoirs magiques : chasser les mauvais esprits, purifier les âmes, neutraliser les poisons et les sortilèges, etc. Cela vaut d’ailleurs à cette espèce parasite des feuillus et des conifères d’être décrétée païenne par les chrétiens au IVe siècle. 

Du temps des Gaulois, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient déposer leurs armes et observer une trêve jusqu'au lendemain. C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance.

Une autre version raconte cependant que cette coutume, fort répandue chez les anglo-saxons, était rattachée à la légende de Freya, déesse de l'amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s'en rendre compte, se trouvait par hasard sous une gerbe de gui suspendue au plafond.

Même si sa signification païenne a été oubliée depuis longtemps, la coutume d'échanger un baiser sous le gui persiste encore dans de nombreux pays européens et au Canada. Ainsi, un baiser échangé sous le gui par un couple d'amoureux est interprété comme une promesse de mariage. 

En France, il est de coutume de s’embrasser sous une boule de gui pour franchir le seuil d'une nouvelle année. Car cette plante au feuillage toujours vert est un symbole de prospérité et de longue vie 

"Au gui l'An neuf !"





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