lundi 21 novembre 2016

Renard, qui es-tu ?

Le Renard européen (Vulpes vulpes) est un carnivore appartenant à la famille des canidés, comme le chien et le loup. Bas sur pattes, il pèse entre 6 et 9 kg et mesure entre 60 et 90 cm du museau à l’arrière du corps, auxquels il faut ajouter plus de 40 cm pour la queue ! 

Si le renard a des caractéristiques physiques proches du loup, son opportunisme et sa capacité d’adaptation aux conditions fournies par l’environnement rappellent aussi le chat : un déplacement souple et furtif, une taille modeste qui l’empêche de s’attaquer à de grandes proies, une pupille verticale et de longues moustaches ultra-sensibles qui l’aident à se faufiler en un éclair dans les passages les plus étroits. 

Doté d’une bonne vision nocturne, c’est surtout grâce à son odorat fin et son ouïe très performante qu’il détecte, sous terre ou dans l’épaisse végétation les petits rongeurs, ses proies de prédilection, en particulier les campagnols. Sa technique de chasse est originale : après avoir repéré sa victime, il s’arrête, affine la localisation avec son odorat et ses oreilles, bondit en l’air et retombe sur sa proie qu’il cloue au sol. Un seul renard peut consommer ainsi plusieurs milliers de rongeurs par an ! En bon opportuniste, il complète ce régime avec tout ce qu’il trouve au fil des saisons : lombrics, amphibiens, insectes, fruits, oiseaux (y compris de basse-cour), charognes. Il lui arrive même de faire des provisions qu’il dissimule sans en oublier les cachettes.

Le renard dispose d’un large répertoire de cris, jappements et aboiements, mais il utilise surtout la communication olfactive. Il dépose crottes, urine et sécrétions sur des grosses pierres, des taupinières ou des piquets de clôture. Ces dépôts malodorants qui servent à délimiter le territoire, à informer sur le sexe de l’individu ou encore son état physiologique jouent un rôle important, surtout lors du rut qui s’étale de décembre à février. 

Au fur et à mesure que les villes ont grignoté la campagne, le renard s’est adapté à cet habitat artificiel. Il y a adopté une vie nocturne, profitant du gîte et du couvert. La cohabitation avec l’homme et ses animaux domestiques y est pacifique, si ce n’est les poubelles renversées, les gamelles du chat vidées ou les abris de jardin, les garages et les massifs floraux squattés faute de terriers.

Et non, il ne pullule pas, ses effectifs s’autorégulent sans intervention de l’homme en adaptant sa reproduction aux proies disponibles. Pourtant, aujourd’hui encore, 500 000 renards sont tués chaque année, par presque tous les moyens ...

photo: wikipedia


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