lundi 5 septembre 2016

Ripisylve alias forêt riveraine, qu'est-ce ?

C'est une formation arborée se développant le long des cours d’eau.

Cette forêt spécifique est liée à la présence d’une nappe phréatique peu profonde et d’inondations plus ou moins fréquentes. Elle est façonnée par l’alternance des hautes et basses eaux. Ainsi, les crues apportent des sédiments et des matières nutritives favorisant une diversité et une production biologiques élevées.

La ripisylve prévient des risques d’inondation en atténuant l’intensité des crues, ralentissant les déplacements de l’onde de crue. En sens inverse, la forêt est capable de stocker temporairement les surplus d’eau que la rivière ne peut évacuer, les relâchant au fur et à mesure de la décrue. 
Les racines des végétaux maintenant les sols, elles contribuent à la lutte contre l’érosion des berges.
Dans les zones d’agriculture intensive, on sait que les engrais azotés (nitrates) se retrouvent dans les nappes. Ces nappes cheminent toujours vers les cours d’eau et en les rejoignant avant de quitter les eaux souterraines, elles traversent la ripisylve. Celle-ci joue alors le rôle d’un épurateur efficace de par l’aptitude des végétaux à puiser l’azote présent dans l’eau.

Les forêts des bords de rivière par leur aspect paysager font partie de l’attrait touristique d’une région. On remarque ainsi les forêts des bords de l’Adour qui prennent des allures de forêts tropicales avec l’exubérence de la végétation, l’existence de véritables rideaux de lianes, et l’union des couverts forestiers des deux rives composants de véritables galeries. Certaines subissent les influences du milieu marin comme les forêts rivulaires des abers bretons. D'autres, de par l’antériorité de leur gestion et la richesse des alluvions, ont une production ligneuse intéressante en quantité et en qualité (chênaies de la vallée de la Saône).

photo: wikipedia