mardi 20 septembre 2016

Madagascar: nouvelle approche des aires protégées

"Madagascar Harena", ou l’île aux trésors selon le ministère de l’Environnement est le slogan que le secteur tourisme veut véhiculer pour la destination Madagascar. La stratégie est fondée sur les richesses de la biodiversité et de la diversité de l’environnement du pays par rapport aux autres destinations du sud-ouest de l’océan indien. 

Il faut reconnaître que ces forêts et aires protégées de Madagascar sont souvent l’objet de destruction et d’incursions dévastatrices non seulement en leur sein par les exploitants miniers mais également dans leurs périphéries par les communautés mitoyennes. Ainsi pour s’en préserver, en association avec la WWF, il a été adjoint à ces aires protégées déjà gérées par les communautés dans le COMATSA (corridor forestier Marojejy-Anjanaharibe sud-Tsaratànana, quelque 28 000 ha de forêts ; l’objectif est de consolider la ceinture verte qui entoure le COMATSA.

La superficie du COMATSA est de 318 087 ha. Le corridor offre un cadre de gestion qui favorise l’implication des communautés locales.

Ces aires protégées constituent un des plus grands blocs de forêts humides à Madagascar et assurent l’approvisionnement en eau de la Sava et de la Sofia, ainsi qu’une partie de Diana grâce aux six grandes rivières qui y prennent source. De nombreuses cultures vivrières, notamment la riziculture irriguée et les cultures de rentes, dépendent de ce grand réservoir hydrographique naturel. C’est dire que l’économie régionale est intimement tributaire de ces aires protégées, qui soutiennent les conditions de vie de dizaine de milliers de ménages. Ainsi, ces forêts ne sont pas uniquement précieuses en termes écologiques mais aussi par leurs valeurs socio-économiques.

Chaque communauté contractante bénéficie d’un encadrement technique ainsi que des formations pour qu’elle puisse s’acquitter de ses responsabilités de gestionnaire : maîtrise des exigences du cahier de charges, réalisations des activités de conservation et de gestion dans les unités de zonages et mises en œuvre des plans d’aménagements.

Cette approche facilite l’implication et la responsabilisation des villageois dans la gestion durable des ressources forestières, tout en aidant le service forestier à assurer son rôle. Outre la protection des terroirs, des Activités Génératrices de Revenus sont mises en place pour réduire la dépendance des communautés vis-à-vis de la forêt et assurer leur autonomie quotidienne. 




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