mercredi 13 juillet 2016

Les exoplanètes, Robert et le rêve des robots. Qui est Robert ?

Aujourd’hui, à la mi-2016, 3.443 exoplanètes sont connues et parmi elles, une vingtaine sont considérées comme potentiellement habitables. Le bilan est très satisfaisant en deux décennies d’exploration mais les projections des astronomes estiment qu’elles sont probablement des dizaines de milliards dans toute la Galaxie… Alors combien sont vraiment habitables, voire habitées ?

C’est en disséquant la lumière de leur étoile traversant — ou réfléchie par — leur atmosphère que les chercheurs peuvent faire connaissance avec ces mondes et ainsi déterminer leur habitabilité — entre autres paramètres — selon leurs compositions. Mais la liste d’attente ne cesse de s’allonger et c’est une tâche délicate et fastidieuse qui réclame beaucoup de temps pour qui les examinent une par une. C’est pourquoi une équipe de chercheurs a donné naissance à Robert (Robotic Exoplanet Recognition). 

Robert est un algorithme de type DBN (Deep belief neural network), une architecture particulière de réseaux neuronaux d'apprentissage profond, souvent employée pour la reconnaissance vocale, les recherches sur Internet et le suivi du comportement des consommateurs. Dans ce cas présent, il se compose de trois « couches de neurones » (sous forme logicielle). L’information entrée est traitée par une première couche de 500 neurones puis transmise à une seconde de 200 neurones qui, après les avoir tamisées, les envoie à la troisième constituée de 50 neurones, laquelle enfin rend son verdict quant à la présence des gaz et molécules.

Robert a appris à prendre en compte des facteurs tels que le bruit, les gammes de longueurs d’onde restreintes et des mélanges de gaz. Il peut distinguer des composants tels que l’eau et le méthane, et cela même lorsque les données proviennent d'étroites bandes de longueurs d’onde et quand ces informations se chevauchent.

Mais Robert peut aussi entrer en "état de rêve" et imaginer un spectre. Les robots font vraiment des rêves, explique le chercheur. Nous pouvons lui demander de rêver à quoi peut ressembler un spectre de l’eau et il s’est montré précis...

Etonnant, non ?

source: FuturaScience
illustration: wikipedia