lundi 25 juillet 2016

La pollution au diesel... vaste histoire

La motorisation diesel relâche un peu moins de dioxyde de carbone : 123 grammes par kilomètre parcouru, contre 127 pour les véhicules essence selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cela dit, parmi les différents polluants de l’air, en plus du CO2, les véhicules diesel sont également à l’origine de l’émission d’oxydes d’azote, les NOx – définis comme NOx = NO + NO2) – et de particules en suspension. Et cette fois, les véhicules diesel émettent cinq fois plus de NOx que les véhicules essence, et deux tiers des particules fines du trafic routier.

Du côté du relargage des particules, l’arrivée du filtre à particules a permis de retenir efficacement les plus grosses – ce que l’on appelle les suies –, mais pas les particules fines. Or les études scientifiques sur la nocivité des particules les plus petites s’accumulent. Très volatiles et capables de pénétrer profondément dans les poumons, les particules ultrafines sont en effet de plus en plus redoutées par les spécialistes de santé publique. Les plus grosses particules, les PM10, sont arrêtées au niveau du nez, les ultrafines, elles, traversent la barrière des alvéoles pulmonaires et rejoignent le sang qu’elles rendent plus visqueux. Elles sont à l’origine de différents problèmes de santé.

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photo wikipedia