samedi 23 juillet 2016

biodiversité: danger d'écroulement !

Les pertes de biodiversité sont aujourd’hui souvent assez bien documentées dans différents milieux. Entre agriculture et urbanisation, les disparitions d’espèces, localement ou globalement, sont indéniables. Mais est-ce grave ? Pour la première fois à cette échelle et avec cette précision, des scientifiques ont dressé un bilan de l’évolution du nombre d’espèces d’écosystèmes terrestres.

Les chercheurs ont travaillé sur 2,38 millions de données, concernant 39.123 espèces, recueillies sur 18.659 sites par des centaines de scientifiques collaborant au projet Predicts (Projecting Responses of Ecological Diversity In Changing Terrestrial Systems). Ce patient dénombrement a conduit à une estimation de la biodiversité jusqu’à une unité de surface de 1 km2.

Le résultat quantifie le déclin par "biome", c’est-à-dire par type d’environnement (prairie, désert, forêt tempérée…), en comparant avec le nombre d’espèces "originel", c’est-à-dire avant que les activités humaines n’aient modifié l’habitat. Les auteurs ont considéré une limite, un "seuil de sensibilité", en deçà duquel l’équilibre n’est plus possible. 

D’après l’étude, la biodiversité est passée sous ce seuil, établi à 10 %, sur 58,1 % des terres émergées. Les biomes les plus affectés seraient les prairies, les savanes et les brousses. Les plus grands changements se sont produits là où les humains sont les plus nombreux.

Les conséquences d’une dégradation de ces écosystèmes – désertification par exemple – ont aussi un impact fort sur les populations humaines et les chercheurs concluent en exhortant les pouvoirs publics à préserver, autant que faire se peut, des milieux naturels.

source: FuturaScience

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