lundi 13 juin 2016

Les abeilles sauvages font mieux que les abeilles domestiques !

Les travaux récents accentuent l'importance des abeilles sauvages dans la pollinisation. Une étude anglaise montre qu'en Grande Bretagne la contribution des abeilles domestiques ne représente pas plus d'un tiers de l'activité de pollinisation. Les abeilles sauvages et les bourdons jouent un rôle important dans les périodes prolongées de mauvais temps notamment pour les arbres fruitiers. Ils sont de bien meilleurs vecteurs de pollen que les abeilles domestiques pour la pollinisation du cerisier et du colza.

Le principal garant d'une pollinisation efficace des plantes sauvages et cultivées est donc l'association entre abeilles sauvages et domestiques. La diversité florale revêt une importance déterminante sur la diversité des abeilles sauvages car près de la moitié des espèces d'Europe centrale récoltent du pollen à partir d'un seul genre ou d'une seule famille de plantes. Les abeilles sauvages ont besoin d'une quantité importante de pollen pour nourrir leurs larves. Il est aussi important que la distance entre les nids et les ressources ne soit pas trop grande (1 500 mètres maxi, sachant qu'au delà de 300 mètres du nid, le nombre d'abeilles diminue de 50 à 70 %). Le maintien des abeilles sauvages nécessite donc le maintien d'une flore diversifiée et proche des cultures si on souhaite qu'elles contribuent à la pollinisation de celles-ci.

En ce sens le maintien des plantes messicoles dans les cultures ou l'implantation de bandes fleuries constitue un atout majeur. Anderson a ainsi constaté une meilleure réussite de la pollinisation dans les cultures de fraises en agriculture biologique versus conventionnelle du fait d'une abondance de la flore et d'une diversité des abeilles sauvages plus importantes.

source OSAE
photo: wikipedia


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