jeudi 2 juin 2016

Le bélier-siphon de Biarritz qui fut et n'est plus !

Au cap Saint-Martin, aux pieds du phare de Biarritz, un étrange cylindre de béton affronte les assauts de l’océan. Il abrita, dans les années 30, un « bélier-siphon maritime à chambre barométrique » conçu par l’ingénieur civil Paul Grasset pour produire de l’électricité à partir de l’énergie des vagues. 

Voici comment l’ingénieur décrit son procédé destiné à fournir « une énergie illimitée, nuit et jour, sans emploi de combustible » : « Cet appareil tient à la fois du Bélier hydraulique de Montgolfier, du Siphon et du baromètre à colonne liquide, équilibrée par la pression atmosphérique. 
Le réservoir barométrique sert à la fois d’accumulateur de l’énergie, de régulateur de la hauteur de chute et de distributeur permanent d’eau dans les turbines. 
Les deux colonnes, la première munie d’un clapet, la seconde comportant des turbines sont en équilibre entre elles. Réunies par l’eau du réservoir, elles constituent un siphon à branches égales.
 Toutes les 10 secondes environ, l’impulsion venant de la mer soulèvera la colonne d’eau de la branche ascendante, l’équilibre sera rompu et l’écoulement se produira à travers les turbines de la branche descendante.
 Toutes les impulsions fortes ou faibles vont déséquilibrer le siphon et seront donc efficaces ! »

Censé supplanter les usines marémotrices, le bélier-siphon n’eut cependant jamais l’occasion de faire ses preuves. Ralentis par la crise économique de 1929, les travaux sont définitivement stoppés par le déclenchement de la Seconde Guerre Mondiale.

Source: FaitesLePleinD'Avenir