mardi 14 juin 2016

Et le Blaireau ?

Le blaireau (Meles meles) est un mammifère de la famille des Mustélidés installé de longue date en France puisqu’il y est connu depuis le début du Pléistocène. 

C’est un animal au comportement nocturne à l’ouïe et à l’odorat bien développés qui peut vivre 15 ans et peser plus de 15 kg à l’automne. 

Il est présent en France métropolitaine dans toutes les régions à l’exception de la Corse et peut être trouvé en montagne jusqu’à 2000 mètres. 

Le blaireau a peu d’ennemis naturels, à l’exception du lynx qui peut s’attaquer aux adultes. 

Sa reproduction présente des particularités originales. Il peut s’accoupler toute l’année et, du fait de la capacité des femelles à avoir plusieurs œstrus successifs au cours de la gestation, les jeunes d’une portée peuvent avoir des pères différents. 

Les naissances ne sont pas étalées toute l’année car l’ovule fécondé reste en attente pendant un à 10 mois avant de se fixer dans la muqueuse utérine (ovo-implantation différée) en hiver avant une gestation vraie qui dure deux mois. Le taux de reproduction de l’espèce est faible. 

Les populations sont organisées en clans (communauté d’individus dépassant le groupe familial) d’une dizaine d’animaux, sédentaires et territorialisés, qui creusent des galeries pouvant s’étager sur plusieurs niveaux. 

Le blaireau a un régime alimentaire généraliste et celui-ci varie selon les régions. Dans les régions tempérées, son alimentation est composée en premier lieu de vers de terre et de crapauds et grenouilles, puis d’insectes, de mollusques et de végétaux, surtout des fruits. Le blé, l’avoine ou des graines de maïs au stade laiteux peuvent compléter son régime alimentaire, sans que cela constitue pour autant son alimentation principale. Il peut aussi consommer des rongeurs et des taupes qu’il capture dans ses galeries, plus rarement des œufs d’oiseaux pondus au sol et également des cadavres, même dans un état avancé de décomposition. 

La mauvaise réputation du blaireau, liée à sa vie nocturne et souterraine, a été colportée au fil des siècles. Ainsi, s’il a été considéré comme une espèce à détruire, son régime alimentaire ne soutient pas l’idée qu’il puisse causer des dégâts aux cultures, et n’en fait pas un ‘ennemi’ de l’agriculture, au contraire.

Les activités humaines, chasse, piègeages, pratiques sylvicoles, modifications du paysage et des pratiques agricoles réduisent les habitats du blaireau, qui paye également un lourd tribu à la circulation automobile.

La suite de cette étude, très intéressante, sur "La cohabitation entre les blaireaux, l’agriculture et l’élevage", est sur le site du Ministère Ecolo

photo: wikipedia 



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